Interview de notre coach Charly (Coach du jeudi)

1. Parle-nous un peu de ton parcours sportif en tant qu’athlète puis en tant qu’entraîneur.

Après avoir commencé par le football, je me suis mis à la course à pied vers 12 ans. Des cross, l’hiver des courses sur route et, de plus en plus, des courses sur piste jusqu’à ce que cela devienne mon terrain principal de défoulement sur des distances dites de demi-fond (entre 800m et 3000m). Dans ma dernière année junior, ma meilleure année en termes de performances, j’ai fini 4ème des championnats suisses. Ensuite de 20 à 28 ans, j’ai essayé un peu tout ce qui existait en course à pied jusqu’au semi-marathon. En 1988, je me suis mis au triathlon. Pourquoi 1988, et bien simplement, parce que le triathlon n’existait pas encore vraiment. Pour situer le niveau d’ignorance de l’époque, je me suis dit que si j’arrivais à faire un marathon, je pourrais peut-être faire un triathlon ! en fait, le marathon, c’est bien plus dur !

J’ai été très actif jusqu’en 1995 (date de la naissance de mon premier enfant). J’ai testé toutes les distances jusqu’à l’Ironman de Roth. Puis j’ai décidé de devenir entraineur en prenant la responsabilité de la section junior du triathlon club de Genève. En gravissant progressivement tous les échelons, je suis devenu expert J+S de la branche et j’ai obtenu mon CFC d’entraineur Swiss Olympic et j’ai travaillé pour la fédération nationale. Depuis 2010, je ne m’occupe plus que de la course à pied au sein du club 2 fois par semaine.

2. Comment ton chemin a-t-il croisé celui du club ?

C’est grâce à Joëlle qui, tout en étant membre du club de triathlon, a contribué à la création de Trail Léman. Comme son entraineur de trail avait décidé de cesser ses activités au sein du club, Joëlle m’a demandé si je voulais assurer l’intérim en attendant de trouver une solution. Et je suis toujours là !

3. On ressent la passion dans ton coaching, qu’est ce qui alimente cette flamme après toutes ces années à entraîner ?

Premièrement, je crois que j’ai la chance de ne faire cette activité que par plaisir. Je n’ai pas besoin d’en vivre. Comme ce n’est pas mon activité professionnelle principale, ce n’est pas le salaire ou la rentabilité qui sont prioritaires, c’est le partage. Je vais me répéter mais c’est le plaisir qui me motive.

Cela ne m’enlève en rien l’obligation de répondre le mieux possible aux attentes. J’ai longtemps été compétiteur et je garde bien sûr la fierté de réussir.

En fait, d’une certaine manière, je m’amuse dans mon hobby de luxe.

4. Quelle est ta plus grande satisfaction en coachant nos membres ?

Á titre personnel, voire presque égoïste, c’est de pouvoir pomper toute l’énergie positive des gens contents d’être venus à l’entrainement ou d’avoir reçu des conseils adéquats.

Mais surtout, ce qui me tient à cœur, c’est de donner à chacun le droit d’être là et d’y trouver son compte, quelque soit le niveau ou l’ambition de la personne. Je rêve de pouvoir faire un compliment fondé à chaque participant. Ce n’est pas toujours si simple. Mais j’essaie.

5. Quel athlète t’a le plus surpris cette année et pourquoi ?

Je suis bien incapable de mettre quelqu’un en évidence parce que je ne sais pas quel critère choisir. L’assiduité aux entrainements ? Les progrès réalisés ? le niveau de performance ?

En fait, ce qui m’impressionne vraiment, c’est l’ampleur des défis réalisés sur plusieurs jours. Et, à ce niveau dans le club, cette année, on a vraiment passé un cap. Je ne me souviens pas d’avoir entendu qu’autant de membres se soient lancés dans ces délires. Pour moi, le plus fou doit être de courir de nuit en pleine montagne après déjà pas de kilomètres dans les gencives. Rien que de voir ce que cela donne le jeudi soir avec les lampes frontales, ça montre la difficulté du jeu.

6. De manière générale, que penses-tu du club ?

C’est de plus en plus rare dans notre société, mais, à NCS TraiLéman, il y a vraiment un esprit club, une envie de faire des choses ensemble. On aime la montagne et on la partage. L’encadrement tant administratif que technique est très sérieux et, apparemment, il répond plutôt bien aux attentes de ses membres puisque pas mal d’anciens restent et de plus en plus de nouveaux arrivent. Espérons que ces derniers deviennent aussi des anciens. L’engagement sans faille des membres du comité ferait envie à beaucoup d’autres clubs. Ceci dit, le nombre croissant de membres va complexifier les choses pour l’équipe qui gère le club. Comme je sais que tout le monde au comité est bénévole, il va peut-être falloir apprendre à déléguer, à mieux définir certaines tâches et trouver de l’aide pour arriver à faire fonctionner tout ça.

Quoi qu’il en soit, longue vie à NCS TraiLéman !

Propos recueillis par  Ludivine Maurer,  Présidente NCS TraiLéman

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