Race For Gift : Interview de Dimitri

Le 27 mai dernier, nos deux ambassadeurs Bruna Dursun et Dimitri Chichlo ont participé à la 5ème édition de Race For Gift. Cette course solidaire, la 1ère en Suisse, permet à chacun de s’engager auprès d’une des organisations bénéficiaires et de collecter des dons en sa faveur.

Grand MERCI à ces deux coureurs pour leur dévouement envers une belle association :

Enfants du Mékong

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Dimitri, parle-nous de votre association. Pourquoi avez-vous été sensibles à la soutenir ?

Je suis président de la délégation suisse de l’association depuis 2010. Enfants du Mékong a pour but la scolarisation et le développement humain de l’enfance défavorisée dans le sud-est asiatique, et ce depuis 1958. Pour nous, en Europe, l’école et l’éducation sont une évidence et une facilité, mais nous n’avons pas toujours conscience de cette chance. Les enfants, ici, traînent bien souvent les pieds pour aller à l’école ; là-bas, ils supplient leurs parents de pouvoir y aller. Quel paradoxe ! Grâce à notre action et notre incroyable réseau de bénévoles, nous leur offrons cette possibilité, d’abord à travers le parrainage individuel – 22 000 enfants sont parrainés à ce jour, dont deux par notre famille –, le portage et le financement de divers projets mais toujours en lien avec l’instruction et le développement humain, ainsi que les foyers éducatifs tenus par l’association. C’est la possibilité de leur offrir un futur autre que casseur de cailloux dans une carrière au Laos, récolteuse d’hévéa dans une plantation en Thaïlande ou au Vietnam, ou ramasseur d’ordures dans une décharge à Manille, aux Philippines.

Quel est ton meilleur souvenir de cette journée ?

Accompagner chaque coureuse qui courait pour Enfants du Mékong jusqu’à la ligne d’arrivée, surtout celles qui avaient du mal et donnaient tout jusqu’au bout. Quand on fait du trail, 5km c’est l’échauffement ; pour d’autres cette distance est déjà une montagne et c’était important de leur montrer qu’elles n’étaient pas toutes seules.

Qu’as-tu pensé de l’événement et de son organisation ?

En soi, l’événement est très, très bien organisé, chaleureux, familial, beaucoup de bonne humeur, moins de stress que sur la ligne de départ d’un trail, malgré la présence de l’inévitable Julien Lyon, tout en facilité… La relation avec les organisateurs est vraiment facile. J’ai passé un très bon moment, très bien entouré par celles qui ont couru pour nous. Maintenant, quand on fait du trail, l’événement passe évidemment trop vite. Le temps d’installer, de parler avec les uns et les autres, de courir (vite ou très vite), et il est déjà temps de repartir à la maison. La relation avec les coureurs se bâtit plutôt sur le long terme, en tentant de les fidéliser pour les éditions prochaines. On sera là en 2019, c’est évident.

Défendre les couleurs d’une association parmi d’autres associations est une expérience particulière, une aventure humaine extraordinaire. Qu’as-tu retenu de ce moment ? A-t-il changé quelque chose en toi?

Etant président l’association, je poursuis mon job, en fait. Je suis déjà assez convaincu par ce que je fais J. Je retiens cependant trois choses :

  1. Le fait de courir, de se donner à fond et de se faire mal sur le bitume fait paradoxalement moins peur que la collecte de fonds en amont.
  2. Les fonds que nous avons récoltés ne sont certes pas très importants mais ils changeront la vie de ces enfants. Etant allé visiter fin 2017 en Birmanie le foyer dont nous avons financé la rénovation grâce aux fonds récoltés lors de Race for Gift 2017, je peux vous assurer que nous n’avons pas idée de l’impact que notre engagement ici peut avoir là-bas. Ça compte sur le long terme. On sait pourquoi on fait ça.
  3. A part moi, il n’y a eu que des coureuses pour Enfants du Mékong. Encore une fois, je remarque que le bénévolat et l’humanitaire, c’est souvent un engagement majoritairement féminin et c’est dommage. J’espère être accompagné par plus de coureurs (et évidemment coureuses) du club l’an prochain, pour faire beaucoup plus de bruit et récolter beaucoup plus de fonds.

Avec quelle personnalité publique avez-vous couru ? Une petite anecdote à son sujet ?

Margaux Matthey, Miss Suisse Romande 2018, s’est engagée pour courir à nos côtés cette année sur le 5km. Elle n’avait jamais couru une telle distance avant et a fini blessée au genou, mais elle a adoré. Je l’ai croisée un mois après, toujours enthousiasmée ; elle avait toujours mal au genou mais déjà partante pour re-courir avec nous en 2019. Je lui souhaite tout le meilleur pour sa « fonction » d’ici la fin de son mandat.

 

Propos recueillis par  Ludivine Maurer,  Présidente NCS TraiLéman

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